En bref
L’absentéisme recule pour la première fois depuis plus de vingt ans, mais les absences de longue durée restent à un niveau préoccupant. Dans cet article, découvrez pourquoi les organisations ont intérêt à regarder au-delà des chiffres de l’absentéisme et comment le bien-être au travail, le leadership et la culture d’entreprise contribuent à prévenir durablement les absences et à renforcer l’employabilité durable.
Le taux d’absentéisme diminue en Belgique
Après plus de vingt ans de hausse quasi ininterrompue, une bonne nouvelle semble enfin émerger des chiffres belges de l’absentéisme. Pour la première fois, nous observons une baisse significative du taux d’absences pour maladie. En 2025, lors d’une journée de travail moyenne, 8,09 % des travailleurs étaient absents pour cause de maladie, contre 8,49 % en 2024.
Mais ceux qui pensent que le problème est désormais résolu risquent d’être déçus.
Une tendance positive, avec une nuance importante
La diminution concerne principalement les absences de courte et de moyenne durée. Les absences de moyenne durée (entre un mois et un an) ont même reculé de 11 %. Les absences de courte durée sont également en baisse. Selon Securex, cette évolution s’explique par un suivi plus intensif des travailleurs en incapacité de longue durée par les médecins-conseils et les coordinateurs retour au travail. Les collaborateurs sont contactés plus rapidement et accompagnés plus activement vers une reprise de leur activité.
C’est une évolution positive. Car plus les personnes se sentent soutenues rapidement, plus les chances d’un retour réussi sont élevées.
Dans le même temps, l’absentéisme de longue durée, c’est-à-dire les absences de plus d’un an, reste à un niveau historiquement élevé. En 2025, 3,35 % des travailleurs étaient encore absents depuis plus d’un an.
Autrement dit : nous gérons aujourd’hui mieux les conséquences, mais les causes profondes n’ont pas disparu.
L’absentéisme n’est pas un problème RH
Lorsque les organisations parlent d’absentéisme, la discussion porte souvent sur les chiffres, les procédures et le contrôle. Pourtant, derrière chaque pourcentage, il y a une personne. Un collaborateur qui s’épuise. Un responsable qui ne sait pas comment entamer la conversation. Une équipe qui compense pendant des mois l’absence d’un collègue. Une culture d’entreprise où les signaux d’alerte sont détectés trop tard.
C’est pourquoi, chez Tryangle, nous considérons que l’absentéisme n’est pas un sujet RH. C’est une question de bien-être au travail. Une question de leadership. Une question de culture.
La prévention reste la meilleure réintégration
Les chiffres de Securex confirment une nouvelle fois ce que les études démontrent depuis des années : l’accompagnement fonctionne. Mais il est encore préférable d’éviter que les personnes ne décrochent. Et cela demande davantage qu’une simple procédure de gestion des absences.
Cela nécessite :
• des responsables qui osent aborder les conversations difficiles ;
• de la sécurité psychologique au sein des équipes ;
• une attention portée à la charge de travail autant qu’au bonheur au travail ;
• un espace permettant la récupération avant que les limites ne soient dépassées ;
• une culture où le bien-être au travail n’est pas un supplément, mais un choix stratégique.
Car les collaborateurs ne s’absentent que rarement du jour au lendemain. Bien souvent, des signaux sont présents depuis des mois, parfois des années, sans être suffisamment vus ni entendus.
Passer d’une politique de présence à une politique de l’énergie
C’est peut-être le moment de se poser une question fondamentalement différente.
Non pas : “Comment réduire l’absentéisme ?”
Mais plutôt : “Comment renforcer l’énergie, l’engagement et la résilience de nos collaborateurs ?”
Les organisations qui investissent dans cette voie ne réduisent pas seulement l’absentéisme. Elles développent également davantage d’engagement, de meilleures performances et une marque employeur plus forte.
Qu’est-ce que cela signifie pour les employeurs ?
La baisse de l’absentéisme est donc une bonne nouvelle, mais elle ne constitue pas une raison de se reposer sur ses acquis.
La véritable victoire viendra lorsque nous cesserons de concentrer nos efforts principalement sur le retour des personnes au travail pour nous consacrer à la création d’un travail dans lequel elles peuvent rester en bonne santé, motivées et s’épanouir durablement.
Questions essentielles
Pour les organisations qui souhaitent réellement faire la différence, le principal défi reste de prévenir et d’aborder durablement les situations d’absence. Voici les réponses à quelques questions fréquemment posées.
Quelles sont les causes de l’absentéisme de longue durée ?
L’absentéisme de longue durée n’apparaît généralement pas de manière soudaine. Des facteurs tels qu’une charge de travail élevée, le stress chronique, le burn-out, les conflits, un manque de récupération ou un soutien insuffisant s’accumulent souvent pendant plusieurs mois avant qu’une personne ne soit contrainte de s’arrêter.
Quel est le coût d’un taux d’absentéisme élevé pour une organisation ?
Un taux d’absentéisme élevé n’entraîne pas uniquement des coûts salariaux directs. Il augmente également la charge de travail des collègues, met les responsables sous pression, réduit la productivité et peut affecter l’engagement ainsi que la rétention des collaborateurs.
Pourquoi l’absentéisme reste-t-il élevé malgré nos initiatives existantes ?
Des actions ponctuelles en matière de bien-être au travail ne suffisent généralement pas. Lorsque la charge de travail, la culture, le leadership ou la collaboration sont sous pression, les causes sous-jacentes persistent. Des résultats durables nécessitent donc une approche préventive et intégrée.
Source: Securex Absentéisme 2025.
Des chiffres de l’absentéisme à l’employabilité durable

Chez Tryangle, nous aidons les organisations à considérer le bien-être au travail non pas comme une réponse à l’absentéisme, mais comme un levier stratégique au service de l’engagement, de la performance et de la rétention des talents. Grâce à nos formations, nos accompagnements et nos conseils, nous construisons ensemble un environnement de travail dans lequel les collaborateurs comme les organisations peuvent s’épanouir durablement.
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A propos de l’auteure de cet article


Griet Deca est Chief Happiness et co-fondatrice de Tryangle Happiness and Well-Being at Work. Elle guide les organisations, les managers, les équipes et les employés dans la construction du bien-être et du bonheur accrus sur le lieu de travail.
En tant que conférencière qui garantit le sourire, auteur, formatrice et consultante, Griet a une mission de 2 millimètres : faire en sorte que chacun rentre chez lui après une journée de travail avec les coins de la bouche relevés de 2 millimètres. C’est un monde tellement différent de celui où l’on rentre chez soi avec les coins de la bouche baissés de 2 millimètres….
